<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<!-- generator="wordpress/2.2" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>Un plancton dans le spasse</title>
	<link>http://plancton.asocial.org</link>
	<description>Non sequitur sed ta mère.</description>
	<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 17:55:07 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.2</generator>
	<language>en</language>
			<item>
		<title>Apnée</title>
		<link>http://plancton.asocial.org/archives/2008/06/23/apnee/</link>
		<comments>http://plancton.asocial.org/archives/2008/06/23/apnee/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 17:55:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Plancton</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Déchets ménagers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plancton.asocial.org/archives/2008/06/23/apnee/</guid>
		<description><![CDATA[Comment reprendre pied maintenant ?
Comment se redresser sur la terre ferme, sortir de l&#8217;eau, remonter à la surface, rebondir au fond ?
Comment et pourquoi.
Pourquoi.
Parce qu&#8217;il est décidément indécent et physiquement très pénible de se maintenir soi-même la tête sous l&#8217;eau. Même si c&#8217;est un peu plus facile avec le collier lesté de toutes ces petites [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comment reprendre pied maintenant ?<br />
Comment se redresser sur la terre ferme, sortir de l&#8217;eau, remonter à la surface, rebondir au fond ?<br />
Comment et pourquoi.</p>
<p>Pourquoi.<br />
Parce qu&#8217;il est décidément indécent et physiquement très pénible de se maintenir soi-même la tête sous l&#8217;eau. Même si c&#8217;est un peu plus facile avec le collier lesté de toutes ces petites et grosses emmerdes qui me tournent autour.<br />
Faut dire, c&#8217;est agaçant les emmerdes qui te tournent autour. Tout aussi rapide qu&#8217;un papillon, la puanteur en plus, l&#8217;éphémérité en moins.</p>
<p>Comment.<br />
Trouver un nouveau boulot. Parce que je n&#8217;ai pas le droit de m&#8217;enterrer vivante. Parce que je suis seule et que je ne peux compter que sur moi-même pour apporter les améliorations de niveau de vie dont j&#8217;ai envie.<br />
Parce qu&#8217;il n&#8217;y a personne pour partager le pain avec moi. Mais je suis sans nul doute très peu partageuse en ce qui concerne le pain.<br />
Mais j&#8217;aime bien partager les pizzas par contre. Peut-être qu&#8217;il faut que je renonce à tout compagnon pour me concentrer sur les compizzas. Ou les comquiches. Eventuellement les colocs. Mais ça non plus, c&#8217;est pas gagné.<br />
Pas de coloc pour l&#8217;été, le compte dans le rouge et les vacances à la dèche.</p>
<p>Au fait, en parlant de  recherche d&#8217;emploi. Merci apecnext pour ce fabuleux test de 20 minutes d&#8217;une richesse inespérée.<br />
&#8220;Avez-vous identifié au moins 3 preuves tangibles de votre réussite professionnelle ? non ? Ha ben c&#8217;est pas bien, il faut le faire.<br />
Avez-vous pris le temps d&#8217;identifier les personnes de votre réseau susceptibles de vous apporter conseils, contacts, informations dans votre domaine professionnel ? Non ??? M&#8217;enfin, vous êtes trop nulle ! Notre conseil : prenez le temps d&#8217;identifier les personnes de votre réseau susceptibles de vous apporter conseils, contacts, informations dans votre domaine professionnel.<br />
Êtes -vous à l&#8217;aise dans la rédaction de lettre de candidature spontanée ? NON PLUS ??? Rhô ! Mais vous la faites exprès !!! Heureusement, nous sommes là pour vous conseiller et vous dire une bonne chose  : Vous ne semblez pas à l&#8217;aise dans la rédaction de lettre de candidature spontanée.&#8221;</p>
<p>Et sinon, merci de prier avec moi le dieu phénoxyméthylpénicilline. Si vos prières ne marchent pas, j&#8217;ai plus qu&#8217;à me faire arracher la mâchoire supérieure. Et vous serez tous coupables.<br />
Comme je suis coupable moi-même.<br />
Coupable d&#8217;être décidément fidèle à moi-même. Un vrai courant d&#8217;air. Normal, sinon, les papillons et les emmerdes, ils feraient du sur place.<br />
Coupable de décevoir ma famille, mais ça, c&#8217;est pas grave, c&#8217;est facile de se faire une raison.<br />
Coupable de lui faire du mal, à lui. ça, y&#8217;a pas d&#8217;excuse. Y&#8217;a même pas de raison. Juste un coeur et sa bête ignorance.<br />
Alors l&#8217;apnée loin de tout, c&#8217;est encore pas vraiment fini. Parce que bientôt, c&#8217;est la fête des papillons. ça me prend du temps, de la préparer, la grande fête des papillons. Et la soupe d&#8217;emmerdes, c&#8217;est pas non plus évident de s&#8217;en délester.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plancton.asocial.org/archives/2008/06/23/apnee/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Pascal Sevran* est mort</title>
		<link>http://plancton.asocial.org/archives/2008/06/12/pascal-sevran-est-mort/</link>
		<comments>http://plancton.asocial.org/archives/2008/06/12/pascal-sevran-est-mort/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2008 11:47:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Plancton</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Déchets ménagers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plancton.asocial.org/archives/2008/06/12/pascal-sevran-est-mort/</guid>
		<description><![CDATA[Voilà pour les nouvelles.
Et sinon, merci à mes deux lecteurs de s&#8217;être inquiétés plus que moi-même 
Sans vous, Pascal Sevran * aurait pu continuer ses impostures.
* Pour des raisons absconses, les noms des personnages réels ont été modifiés.
-
Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ose. Et peut-être qu&#8217;enfin on me reconnaîtra.
-
C&#8217;est quoi, une offre raisonnable d&#8217;emploi ?
-
C&#8217;est quoi, une offre raisonnable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà pour les nouvelles.<br />
Et sinon, merci à mes deux lecteurs de s&#8217;être inquiétés plus que moi-même <img src='http://plancton.asocial.org/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /><br />
Sans vous, Pascal Sevran * aurait pu continuer ses impostures.</p>
<p>* Pour des raisons absconses, les noms des personnages réels ont été modifiés.</p>
<p>-<br />
Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ose. Et peut-être qu&#8217;enfin on me reconnaîtra.</p>
<p>-</p>
<p>C&#8217;est quoi, une offre raisonnable d&#8217;emploi ?</p>
<p>-</p>
<p>C&#8217;est quoi, une offre raisonnable d&#8217;amour ?</p>
<p>-<br />
Signé Plancton.<br />
En sursis.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plancton.asocial.org/archives/2008/06/12/pascal-sevran-est-mort/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Write a post</title>
		<link>http://plancton.asocial.org/archives/2008/04/08/write-a-post/</link>
		<comments>http://plancton.asocial.org/archives/2008/04/08/write-a-post/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 11:24:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Plancton</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Déchets ménagers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plancton.asocial.org/archives/2008/04/08/write-a-post/</guid>
		<description><![CDATA[Est-ce que j&#8217;en ai besoin ? non.
Est-ce que j&#8217;en ai envie ? Parfois oui.
Est-ce que ça demande trop d&#8217;efforts ? Certainement.
Est-ce que j&#8217;ai d&#8217;autres choses à foutre ? A ton avis.
On est bien sur notre petit nuage.
ça sent les copeaux de bois, ça sent le désert et la forêt, ça sent la neige et Paris, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Est-ce que j&#8217;en ai besoin ? non.<br />
Est-ce que j&#8217;en ai envie ? Parfois oui.<br />
Est-ce que ça demande trop d&#8217;efforts ? Certainement.<br />
Est-ce que j&#8217;ai d&#8217;autres choses à foutre ? A ton avis.</p>
<p>On est bien sur notre petit nuage.<br />
ça sent les copeaux de bois, ça sent le désert et la forêt, ça sent la neige et Paris, même si on est de l&#8217;autre côté du périph. ça sent le besoin, l&#8217;envie, le sourire et l&#8217;amour. ça sent les draps souillés. ça sent l&#8217;intimité.<br />
La joie de le trouver là à mon réveil. La joie d&#8217;être près de lui dans son sommeil.</p>
<p>Y&#8217;a pas de place pour le doute, peut-être parce que ni lui ni moi n&#8217;en voulons.<br />
Et surtout parce que y&#8217;a pas de raison.<br />
ça sent l&#8217;évidence d&#8217;un bel accident de parcours.<br />
Le bon lieu, le bon moment, les bonnes personnes.<br />
Parfois se produit la chance.</p>
<p>Les combats continuent mais j&#8217;ai décidé de ne plus en parler.<br />
ça sert à rien, à part m&#8217;auto-culpabiliser.<br />
J&#8217;avance.<br />
Je retravaille les vieux textes et il en fait des chansons.<br />
On se marre autour d&#8217;une guitare.<br />
ça diapasonne dans ma tête en attendant le prochain accord.</p>
<p>Bon sang ce que c&#8217;est niais d&#8217;être amoureux. Bon dieu c&#8217;que c&#8217;est con.<br />
Qu&#8217;est-ce que vous voulez que je vous écrive d&#8217;autre ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plancton.asocial.org/archives/2008/04/08/write-a-post/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>bleurp</title>
		<link>http://plancton.asocial.org/archives/2008/02/14/bleurp/</link>
		<comments>http://plancton.asocial.org/archives/2008/02/14/bleurp/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Feb 2008 16:22:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Plancton</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Déchets ménagers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plancton.asocial.org/archives/2008/02/14/bleurp/</guid>
		<description><![CDATA[Le vertige du ciel&#8230;
A force de ne pas vouloir atterrir, ne plus savoir s&#8217;envoler.
Passé, je te hais, toi et ta croûte de peur, ta corne appréhensive.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le vertige du ciel&#8230;<br />
A force de ne pas vouloir atterrir, ne plus savoir s&#8217;envoler.<br />
Passé, je te hais, toi et ta croûte de peur, ta corne appréhensive.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plancton.asocial.org/archives/2008/02/14/bleurp/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>En coup de vent</title>
		<link>http://plancton.asocial.org/archives/2008/02/05/en-coup-de-vent/</link>
		<comments>http://plancton.asocial.org/archives/2008/02/05/en-coup-de-vent/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 05 Feb 2008 16:36:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Plancton</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Déchets ménagers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plancton.asocial.org/archives/2008/02/05/en-coup-de-vent/</guid>
		<description><![CDATA[He&#8217;s alive ! ALIIIIIIIIIIIIIIIIVE !
And en plus, he has totally raison.
Jeudi soir, concert d&#8217;Ez3kiel à l&#8217;Astrolabe d&#8217;Orléans. A ne manquer sous aucun prétexte.
Samedi, je tombe amoureuse.
Dimanche, je refais le monde.
Lundi, on fait un bébé musical.
Mardi, plus jamais je ne veux atterrir.
Mercredi, le temps est aboli.
Après, rester.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>He&#8217;s alive ! <a href="http://www.guillermito2.net/">ALIIIIIIIIIIIIIIIIVE </a>!<br />
And en plus, he has totally raison.</p>
<p>Jeudi soir, concert d&#8217;Ez3kiel à l&#8217;Astrolabe d&#8217;Orléans. A ne manquer sous aucun prétexte.<br />
Samedi, je tombe amoureuse.<br />
Dimanche, je refais le monde.<br />
Lundi, on fait un bébé musical.<br />
Mardi, plus jamais je ne veux atterrir.<br />
Mercredi, le temps est aboli.<br />
Après, rester.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plancton.asocial.org/archives/2008/02/05/en-coup-de-vent/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Probably me.</title>
		<link>http://plancton.asocial.org/archives/2008/02/04/probably-me/</link>
		<comments>http://plancton.asocial.org/archives/2008/02/04/probably-me/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 03 Feb 2008 23:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Plancton</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Déchets ménagers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plancton.asocial.org/archives/2008/02/04/probably-me/</guid>
		<description><![CDATA[Je pourrais commencer par le début, mais en fait, je n&#8217;ai plus que la conclusion à poser.
Lui pardonner. Lui pardonner de ne pas avoir su m&#8217;aimer. Lui pardonner d&#8217;avoir eu raison et de n&#8217;être qu&#8217;un con. Un pauvre con d&#8217;humain qui fait des choix qui me dépassent. Lui pardonner d&#8217;avoir fait semblant de ne rien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je pourrais commencer par le début, mais en fait, je n&#8217;ai plus que la conclusion à poser.<br />
Lui pardonner. Lui pardonner de ne pas avoir su m&#8217;aimer. Lui pardonner d&#8217;avoir eu raison et de n&#8217;être qu&#8217;un con. Un pauvre con d&#8217;humain qui fait des choix qui me dépassent. Lui pardonner d&#8217;avoir fait semblant de ne rien voir. Lui pardonner de ne rien voir. Lui pardonner de peut-être s&#8217;en foutre. Lui pardonner de ne pas chercher à savoir. Lui pardonner d&#8217;avoir joué aux jeux interdits. Lui pardonner de m&#8217;avoir dit un soir que ce serait beau, un enfant de moi. Lui pardonner les lueurs d&#8217;espoir, les secondes qui ne bâtissent rien.<br />
Lui pardonner.</p>
<p>Bordel.<br />
Je sais pas si je vais y arriver, mais je vais essayer.<br />
C&#8217;est pas pour lui que je le fais. C&#8217;est pour moi parce que je suis qu&#8217;une pauvre conne d&#8217;humaine égoïste, aussi, parfois. Souvent. Surtout dans le fonds.<br />
Parce que y&#8217;a la fierté aussi. Ce truc super utile qui fait qu&#8217;on court tête baissée dans la direction qu&#8217;on voulait pas prendre alors qu&#8217;on avait encore un coeur pour penser.</p>
<p>Et puis je sais pas si y&#8217;a quelque chose à pardonner après tout.<br />
Tout ce que je vois, c&#8217;est que je viens de recevoir plus en une semaine qu&#8217;on ne m&#8217;en a laissé jusque maintenant.<br />
Que je ne me l&#8217;explique pas. Que j&#8217;en suis heureuse. Mais que pour être heureuse, j&#8217;ai besoin de pardonner je sais pas quoi. A je sais pas qui.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plancton.asocial.org/archives/2008/02/04/probably-me/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Bravo</title>
		<link>http://plancton.asocial.org/archives/2008/01/29/bravo/</link>
		<comments>http://plancton.asocial.org/archives/2008/01/29/bravo/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Jan 2008 09:32:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Plancton</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Déchets ménagers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plancton.asocial.org/archives/2008/01/29/bravo/</guid>
		<description><![CDATA[[mode twitter]
Ils ont réusssi leur challenge !
Maintenant le seul truc qui me retient et me motive, c&#8217;est de faire deux beaux CV tout neuf  et de me casser.
Si ça c&#8217;est du management, j&#8217;me bouffe un bras.
[/mode twitter]
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>[mode twitter]</p>
<p>Ils ont réusssi leur challenge !<br />
Maintenant le seul truc qui me retient et me motive, c&#8217;est de faire deux beaux CV tout neuf  et de me casser.</p>
<p>Si ça c&#8217;est du management, j&#8217;me bouffe un bras.</p>
<p>[/mode twitter]</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plancton.asocial.org/archives/2008/01/29/bravo/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Horizon</title>
		<link>http://plancton.asocial.org/archives/2008/01/26/horizon/</link>
		<comments>http://plancton.asocial.org/archives/2008/01/26/horizon/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 26 Jan 2008 03:12:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Plancton</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Tri sélectif]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plancton.asocial.org/archives/2008/01/26/horizon/</guid>
		<description><![CDATA[Quatre heures passées de onze minutes dans la nuit du deux fois dix-six janvier deux-dix fois dix fois dix- huit.
Le temps passe lentement. Et les voitures pas du tout.
Quelques unes osent cependant rouler, cinq grammes de vodka dans chaque chambre à air. Y&#8217;en a une, ça fait trois fois qu&#8217;elle passe. Je crois que c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quatre heures passées de onze minutes dans la nuit du deux fois dix-six janvier deux-dix fois dix fois dix- huit.<br />
Le temps passe lentement. Et les voitures pas du tout.<br />
Quelques unes osent cependant rouler, cinq grammes de vodka dans chaque chambre à air. Y&#8217;en a une, ça fait trois fois qu&#8217;elle passe. Je crois que c&#8217;est pour la gamine du sept. Ou pour la pute qu&#8217;était  souvent devant le huit. Pas de bol, elle s&#8217;est faite étrangler à l&#8217;angle la nuit dernière. Ils avaient qu&#8217;à réparer le lampadaire aussi, depuis le temps que c&#8217;était tout noir dans ma tête.</p>
<p>Mon seul arbre dort. Comme toujours. Il fait semblant. Comme toujours. Il nous fait sa poussée de bourgeons en silence, sans que personne ne regarde. Ce jeune puceau. De toute façon, avec son espérance de vie de dix ans, je serais lui, je la ramènerais pas. Mais c&#8217;est à croire qu&#8217;il est au courant tellement on s&#8217;adresse la parole.</p>
<p>Les étourneaux sont revenus ce soir le couvrir de leur fiente acide, ils vont encore me pourrir la peau, tout chargés qu&#8217;ils sont des graines transgéniques qu&#8217;ils sont allées piocher dans la poubelle du macdo, piquer dans la main du clodo, sur le trottoir de la pizzeria, sous les fenêtres de la vieille du deux ; y&#8217;a peut-être des chanceux qui ont eu le courage de voler dans la journée jusqu&#8217;aux champs à plein de kilomètres de là. Qu&#8217;est-ce que j&#8217;en sais, moi. C&#8217;est le vent qui m&#8217;a parlé des champs. Moi, j&#8217;en ai jamais vu.<br />
Et puis le vent, il me fait froid dans la bouche de toute façon. C&#8217;est qu&#8217;un con.</p>
<p>Moi tout ce que je connais, ce sont ceux qui m&#8217;habitent, me longent et me traversent.</p>
<p>Je parle pas avec les autres de mon espèce, je les ai jamais croisés. Je m&#8217;écrase simplement face aux avenues qui me coupent en trois. Elles s&#8217;y mettent à quatre. Autant vous dire que j&#8217;ai du mal à me réunir, parfois. Mais avec le temps qui ne change pas, on s&#8217;habitue à n&#8217;importe quoi. Même à ça.</p>
<p>J&#8217;aimerais bien avoir des jambes pour m&#8217;enfuir, des bras, des mains, des semblants d&#8217;extension, des appendices humains. Ils en ont bien, eux, les passants. Moi, tout ce à quoi j&#8217;ai eu droit, c&#8217;est de céder le passage trois fois.<br />
Saint-Urbain, j&#8217;y crois pas. C&#8217;est des conneries tout ça. Alors à quoi ça servirait de prier pour avoir ne serait-ce qu&#8217;une petite impasse dans ma vie, une pas trop moche dans laquelle me fourrer les nuits comme celle-là ?</p>
<p>Demain, des travaux sont prévus au treize. Toujours la même rengaine. On va encore m&#8217;amputer de quelque chose. Jamais ça leur ai venu à l&#8217;idée de m&#8217;aider à grimper un peu. Jamais depuis que je suis né on ne m&#8217;a fait grâce d&#8217;un étage de plus, un pauvre étage de rien du tout. Juste pour que je puisse espérer voir par-dessus les avenues.</p>
<p>Heureusement que le soleil descend me voir, tous les soirs. Sa lumière me donne une belle gueule. J&#8217;aime pas quand il fait gris. Je ressemble à rien. Encore plus, je veux dire. Il paraît qu&#8217;avant, ça aidait quand même, pour l&#8217;hygiène, la pluie. Aujourd&#8217;hui, ça m&#8217;encrasse un peu plus chaque fois. </p>
<p>Je m&#8217;appelle Antonins. Rue des Antonins. J&#8217;ai quinze numéros et demi. Et mon rêve dans la vie, c&#8217;est de ne pas être ce que je suis.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plancton.asocial.org/archives/2008/01/26/horizon/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Un si long voyage</title>
		<link>http://plancton.asocial.org/archives/2008/01/15/un-si-long-voyage/</link>
		<comments>http://plancton.asocial.org/archives/2008/01/15/un-si-long-voyage/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Jan 2008 23:22:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Plancton</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Déchets ménagers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plancton.asocial.org/archives/2008/01/15/un-si-long-voyage/</guid>
		<description><![CDATA[Alors voilà, je suis  de retour.
J&#8217;ai pas l&#8217;air comme ça, mais mine de rien, j&#8217;étais partie super loin.
A Paris. Ma ville de week-ends, ma ville de la peur, ma ville qu&#8217;est pas à moi, mais que j&#8217;aime vachement quand même.
Rue Oberkampf. Une rue dont je connais au moins trois restaus quatre bars deux tabacs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors voilà, je suis  de retour.<br />
J&#8217;ai pas l&#8217;air comme ça, mais mine de rien, j&#8217;étais partie super loin.<br />
A Paris. Ma ville de week-ends, ma ville de la peur, ma ville qu&#8217;est pas à moi, mais que j&#8217;aime vachement quand même.<br />
Rue Oberkampf. Une rue dont je connais au moins trois restaus quatre bars deux tabacs deux tireuses à money deux merdes de chien trois branlodragueurs, une rue que j&#8217;ai remontée tout entier pour parfois aller chercher l&#8217;espoir, que j&#8217;ai redescendue main dans la main avec le sourire, que j&#8217;ai remontée au bras d&#8217;un homme, redescendue en riant avec une copine, remontée, redescendue, en me marrant, en pleurant, en frôlant les murs, en fonçant dans l&#8217;tas, tout ça au moins vingt fois. Si on compte aussi ce qui compte pas.</p>
<p>Rien qu&#8217;un endroit comme d&#8217;hab au final, rien qu&#8217;un coin que je connais bien.<br />
Et que j&#8217;ai découvert pour la première fois.</p>
<p>Quand je regarde un film, j&#8217;attends le lendemain pour savoir si j&#8217;l'ai bien aimé. Si je m&#8217;en souviens, si les émotions restent gravées, alors c&#8217;est tout du bon.<br />
Ben ce week-end, j&#8217;ai pas regardé de film. J&#8217;aurais pu, vu le lieu. Et ça aurait pu même être logique. Mais faut bien que les choses changent dans les plaines sous le plâtre et la pluie.<br />
En fait, je suis allée sur la pointe des pieds soutenir le monsieur de chez <a href="http://bibasse.joueb.com/">elucarrébrations</a>, slameur à ses heures. Et comme je découvrais tout ça moi, ben j&#8217;ai commencé gentiment par l&#8217;apéro slam. C&#8217;était bon. Alors j&#8217;ai pris les hors d&#8217;oeuvre slam. Pas mal. Le poisson. La viande slam. Les ptits légumes, les patates sautées, le riz sauce slam, le fromage, le gâteau chocoslam, la slam vanille, avec un verre de slam, et quatre pailles, et puis des petits bouts de slam pour accompagner tout ça, parce que plus ça slamait dans mes oreilles, et plus j&#8217;en avais faim et plus j&#8217;avais envie de bouffer, de m&#8217;engouffrer, m&#8217;empoigner, de m&#8217;imprégner, me délasser, dénouer, dénerver, détoxifier, désidentifier, désilluminer, me laisser éteindre bouger suffoquer respirer&#8230;<br />
J&#8217;ai pris mon pied. Le week-end tout entier. Le cul sur une chaise, presque sans bouger, et sûrement sans baiser, à les laisser me montrer que la parole ne dort pas et que les mots lèvent le bras  pour être soufflés.<br />
Dans ma tête, ça s&#8217;est pas arrêté. J&#8217;ai reglé quelques heurts, j&#8217;ai nommée ma colère, même si c&#8217;était pas à la bonne personne. Mais y&#8217;a t&#8217;il une personne qui doive entendre ces mots là alors que ce n&#8217;est que moi qui les ai enfantés.<br />
L&#8217;enfant.<br />
Putain. L&#8217;enfant.<br />
ça me fait mal encore quelque part alors que c&#8217;était oublié, effacé, du passé loin, très loin, des années, des mois, et des pointillés collés par -dessus.<br />
ça me fait mal, et ça devrait pas.<br />
L&#8217;instinct emprunte de ces chemins, parfois.<br />
Mais au moins j&#8217;ai parlé. Au moins j&#8217;ai dit.<br />
Et après, j&#8217;ai pas arrêté.<br />
Dans ma tête. Toute la nuit, en anglais, ou plutôt en yaourt, mais surtout en français, en rimes, en rythmant, en diabler, en cris, en choeurs, en crocs, en rocs en pics et lyres, cordes et vers.<br />
L&#8217;accord résonne encore et me laisse sans voix, parce que je ne sais toujours pas dire. Je sais juste taper.<br />
La violence infligée au clavier. Dernier refuge des sans échos, des sans résonne, de ceux qui crient juste en insistant un peu plus sur la touche espace.<br />
Et toute la journée, ça a tourné dans ma tête, me laissant simplement assez de nerfs pour faire face à l&#8217;ouvrage pécuniaire, socio documentaliste.<br />
Et puis ce soir, j&#8217;ai voulu m&#8217;arrêter de planer, alors j&#8217;ai laissé la parole à mes oreilles. Et j&#8217;ai inséré le CD.<br />
Bordel. Y&#8217;a du Nosfell là-dedans. Des sons magiques et une voix d&#8217;ange. Et j&#8217;avais même pas remarqué.</p>
<p>Je reviens dans quelques jours. Je voulais attérir, mais je crois qu&#8217;en fait, je commence à peine à décoller.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plancton.asocial.org/archives/2008/01/15/un-si-long-voyage/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Pas de sacrifice. Et pas de tradition.</title>
		<link>http://plancton.asocial.org/archives/2008/01/03/pas-de-sacrifice-et-pas-de-tradition/</link>
		<comments>http://plancton.asocial.org/archives/2008/01/03/pas-de-sacrifice-et-pas-de-tradition/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Jan 2008 10:12:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Plancton</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Déchets ménagers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plancton.asocial.org/archives/2008/01/03/pas-de-sacrifice-et-pas-de-tradition/</guid>
		<description><![CDATA[Une question me taraude&#8230; Qu&#8217;est-ce que je suis venue foutre au bureau aujourd&#8217;hui ?
Les réponses qui me viennent spontanément en tête doivent malheureusement se contenter d&#8217;y rester. Arracher les cables, exploser un écran à coups de bible ou jeter les tuiles du toit sur les passants.
Il est marrant, le cheminement de l&#8217;énergie que l&#8217;on se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une question me taraude&#8230; Qu&#8217;est-ce que je suis venue foutre au bureau aujourd&#8217;hui ?<br />
Les réponses qui me viennent spontanément en tête doivent malheureusement se contenter d&#8217;y rester. Arracher les cables, exploser un écran à coups de bible ou jeter les tuiles du toit sur les passants.<br />
Il est marrant, le cheminement de l&#8217;énergie que l&#8217;on se fabrique. Jour après jour, la violence ne se ressemble déjà plus. Je retrouve ma boule de nerfs, nourrie de toutes ces incompréhensions qui me tournent autour, un peu comme si je cherchais à les attirer ; nourrie des yeux froids qui te regardent en face et décident en un battement de cils inratable qu&#8217;ils ne te verront pas. Au bout d&#8217;un certain nombre de fois et venant des mêmes personnes, quand même, ça m&#8217;interpelle.<br />
Quelle étiquette ont-ils bien pu me coller sur le front ?</p>
<p>Autre question, tant qu&#8217;on y est. Doit-on faire confiance à l&#8217;employeur qui vous dit &#8220;bientôt bientôt on verra&#8221; ?<br />
Avec un peu plus de recul, peut-on faire confiance à un homme que vous voyez depuis six mois, qui vous fait craquer et qui le sait ouvertement, qui vous parle du chant des oiseaux à cinq heures du mat, qui vous colle finalement et irrémédiablement deux bises en guise d&#8217;aurevoir en vous abandonnant devant le métro et qui vous écrit quand même &#8220;ne désespère pas&#8221; ?</p>
<p>Je crois que je n&#8217;ai pas fini de remplir ma rubrique à déchets. Va y&#8217;en avoir, des trucs à jeter, cette année.</p>
<p>[Nalinou, j&#8217;ai finalement entamé une grève du sms et je t&#8217;envoie plein de bisous.<br />
Et je twitte et msnise si je veux.<br />
Je pense à vous les ptits chéris. Même si.]</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plancton.asocial.org/archives/2008/01/03/pas-de-sacrifice-et-pas-de-tradition/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
	</channel>
</rss>
