Trop classe la descente de lit

05.15.2007 | 10:32 pm | Captures d'espace temps, Déchets ménagers

Chéri j'adore la nouvelle descente de lit

J’en meurs d’envie moi aussi. Partir chasser le fossile dans les steppes d’Asie centrale. (Qu’aucun de mes assidus lecteurs ne se sente visé.)
Mais d’autres projets m’attendent. Vous allez rire : je ne suis toujours pas assez égocentrique ni narcissique. Alors je vais me prendre le pouls pendant quelques temps. Jusqu’à ce que mes mains bougent.
Oublier un peu le monde autour. Arrêter de parler, arrêter de refléchir. Jusqu’à ce que mes mains bougent.
Laisser mon coeur se reposer à l’ombre du désintérêt salvateur, ce grand feuillu.
Arrêter les promesses vaines. Celles que je me fais. Jusqu’à ce que mes mains bougent.
Et faire bouger mes mains, ce n’est pas une promesse. C’est simplement demain et ailleurs.
Il n’y a rien de grave.

Faudrait jamais se marier j’vous dis.

05.10.2007 | 12:25 am | Captures d'espace temps, Déchets ménagers

Je suis sûre qu’on est deux dans ma tête.
Pas possible autrement.
Parce que moi, je vais bien. Je vais très bien. J’ai envie de changer de vie, tout ça, j’ai plein de projets à mener à bien avant 2008. Une recherche d’emploi en bonne et due forme. Dans mon domaine d’activité, ça doit prendre six mois. Parfait.
Moi, je me demande ce que je vais lui raconter au psy hein. On peut causer du temps qui fait, d’y a plus d’saisons, tout ça… Parce que moi je vais très bien.
Le souci, c’est que l’autre, elle va pas bien. Elle s’effondre quand on lui souffle dessus, elle flotte, elle coule, elle se noie, elle crie à l’intérieur et y’a qu’en tendant un peu l’oreille que j’arrive à l’entendre suffoquer… Quand on veut la prendre dans ses bras, elle se dilue ou s’écroule. Suivant les jours. Parfois elle est faite d’eau, parfois de petits cailloux ramassés en un petit tas. Elle bouge pas. Elle remue. C’est tout. Elle avance pas. Elle est morte de trouille. Pas moyen de savoir pourquoi. Elle m’emmerde avec sa trouille. Des années que j’essaye de coller des étiquettes dessus, mais y’en a pas une qui la rassure.
J’essaye de vivre normalement, mais bon, je dois dire que c’est super handicapant d’avoir un truc comme ça qui te plombe le sourire en bas.
Tiens, l’autre jour, elle a vu un courant d’air passer, et pof, elle était raide dingue amoureuse. Mais bon, forcément, le courant d’air, il a fait son boulot hein. Il est passé, et il est parti. Normal quoi. Pas de quoi se formaliser. He ben figurez-vous qu’elle, si ! Tain. ça fait des semaines qu’elle m’emmerde avec ça. Et puis tiens. La dernière. Elle nous fait des crises d’insomnie. Tout ça parce qu’elle arrive pas à accepter. Accepter quoi ? Le bonheur des autres. Le fait de ne pas être le centre du monde sans doute. Dingue non ? J’arrive pas à comprendre. Des restes d’enfance qu’ont été avalés tout rond sans avoir été digérés. Un truc comme ça…

Mais elle pourrait pas s’occuper de ses miches un peu plutôt que de nous faire chier à se préoccuper du cul des autres non ? Ben non. Madame fait la frustrée dégoutée blasée. Je lui parle de sexe, elle regarde son vibro avec l’oeil vitreux. Je lui parle de bouffe, elle me menace avec sa brosse à dents. L’air féroce. “Tention ! Qu’elle me dit. Si tu touches aux joues, je te fais tout dégueuler !”. Tain. Tu parles d’une marrante ouais. Chuis même prête à lui trouver un mec quoi ! Ben non… Elle les trouve tous plus cons les uns que les autres. Alors forcément, elle me casse mes coups. Tiens. Des fois que je la laisse tomber pour un mec. Nan mais j’te jure.

La fontaine de la ville aux 100 000 anges

Bref. Parlons des anges et de ceux qui les portent et les font voler, monsieur.

D’or laid en plage

03.16.2007 | 8:33 pm | Captures d'espace temps, Déchets ménagers

Je fais ce que je peux, je viens presque tous les jours par ici. Tous les jours. Sauf ceux où je vais ailleurs. Me perdre un peu dans les ruelles, par exemple. Mais c’est difficile, faut l’avouer. Je commence un peu à connaître le coin. Alors je fais semblant, certains jours. Je fais comme si je connaissais pas, je butine, je m’amuse, je me dis Hop ! Et si je tournais un peu par là ? Mais ça m’éloigne un peu de mon boulot ça ! Oulala, comme c’est risqué ! Brrr… J’en ai des frissons dans le dos. Et puis j’atterris à mon boulot. Voilà. Sauf que je me suis amusée à me faire peur. Je suis même tombée sur un cul-de-sac une fois. J’ai du faire un demi-tour. Trop risqué le truc. Trop trépidant.

Bordel que cette ville est ennuyeuse.

Orléans plage

Je fais ce que je peux. Je joue aussi avec photoshop pour essayer de faire apparaître une quelconque beauté, une aspérité, un truc qui accroche, un relief, une courbe. Je fais défiler les photos. Mornes. Tristes. Obligée de sortir les fitres rouges pour rendre un peu de couleur à cette désolation.

Photographe amateur en berne cherche couleurs en stock et regard heureux.

Un penchant pour les chaînes.

01.29.2007 | 11:26 pm | Captures d'espace temps

La barrière que l’on a devant soi.
Et la barrière que l’on s’impose.
Par peur de.
Par méfiance, défiance, manque de confiance.
En soi, en l’autre. En la richesse vitale qui nous illumine parfois.
Où se cache donc l’interrupteur, dis-moi, qui change les couleurs, du noir au blanc ?
Et pourquoi est-ce que je ne reçois toujours pas la réponse que j’attends ?

Château de Chinon, 27 janvier 2007. Les logis royaux.

J’aime le dialogue, le crois-tu ?
J’aime les mots, pour ce qu’ils forment, pour ce qu’ils sonnent, pour ce qu’ils nous font.
J’ai aimé tes virgules, tu as aimé mes points.
Et de gouttes de salive en nid de feu, j’ai aimé la lumière qui a ponctué mon chemin.
Encore, donne moi encore.
Je veux recevoir.
Soulever la chaîne, dégraffer mon carcan, ouvrir les profondeurs.
Et aimer nos chairs, dans ses instants troubles,
Où enfin, on cesse les questions pour ne plus penser qu’à nos mélanges sacrés.

La gardienne

01.28.2007 | 2:57 am | Captures d'espace temps

Grève des mots. Fatigue.
Je laisse donc la parole à la gardienne du château de Chinon pour vous raconter ma journée.

La gardienne du château de Chinon

Euh… En fait, non. Elle est trop occupée en fait. Y’a des kayaks sur la Loire. On sait jamais ce qui pourrait se passer.

Le point du loup

01.18.2007 | 1:02 am | Captures d'espace temps

Plateau des Glières - Toussaint 2006
Plateau des Glières, 2006, pendant que les cimetières se remplissaient de ceux qui ont heureusement un calendrier pour penser à leurs morts.

Tourner à droite après la forêt, attendre les loups qui devraient pourtant s’être donné rendez-vous.
Je ne comprends pas comment font les animaux pour ne jamais vouloir me rencontrer. Il faudrait leur dire que je suis une fille charmante, bien élevée et de douce compagnie. Glisser à l’oreille de l’ours qu’il pourrait nourrir sa famille pendant tout l’hiver à peu de frais. Attirer le chaland, que diable ! Et les chevreuils, où sont-ils ? Que n’appellent-ils pas le sanglier à point nommé ? Je n’ai jamais droit qu’aux chats soucieux de mon heure d’éveil matinal, qu’aux chiens chargés d’yeux de chagrin, puisqu’ils ne savent pas pleurer, eux, quand ils en auraient besoin.

Sombre, me dit-on. Sombre est ce lieu. Sombres sont mes mots, mes pensées, mes rêves et ma façon de les mettre en scène, pour les réveiller.
Ainsi soit-il. Sombres seront donc mes images. Aussi sombres que moi. Et aussi éclairées.
Je respire la joie, vous en doutez-vous, vous qui ne me connaissez pas ? Vous en rappelez-vous, vous qui m’avez croisée ?
Ma lumière. Celle que je garde allumée quand j’aime, de tout mon coeur. Celle que je partage, de toute mon innocence, lorsque vous me le permettez. Sans que je te juge, sans que tu m’éffraies, sans que nous nous toisions.

Les loups ne sont jamais venus. Et la lumière fixera un autre rendez-vous.

Un bout de bois

01.16.2007 | 12:19 am | Captures d'espace temps

Peu importe où il se trouve, peu importe son état… Un bout de bois sera toujours plus brillant qu’une étoile pour moi.

Janvier 2007 _ Fontainebleau

Et oui, ce post n’a qu’un seul et unique objectif : Tester les applications de mises en ligne concrètes des co-productions avec mon joujou.
Et faire un clin d’oeil aveugle à mon papa.